lundi 13 novembre 2017

Des piliers en béton armé


Ôtez l'amour et la bienveillance, tout charme disparaît de la vie.
Citation de Ambroise Rendu - Traité de morale (1834)

Quand j'ai décidé de donner plus d'ampleur aux ateliers d'écriture que j'anime depuis 2009, j'ai mis en place tout un cursus et créé l'école du Choc des Mots. En présentant le projet, j'exprimais que la Bienveillance et la Créativité sont les deux piliers des ateliers proposés.

S'il est un reproche qui m'a été adressé plus d'une fois au fil des 8 dernières années, c'est de ne souligner "que" le positif dans les textes qui sont écrits et partagés en atelier. Certains me supplient d'oser leur formuler des critiques, clament qu'ils sont prêts à tout entendre, prétendent qu'ils ne peuvent pas évoluer si je ne sors pas mon bic rouge pour massacrer leur texte en public. Malgré l'insistance, voire parfois même la virulence de ces propos, je n'ai pas cédé. J'ai maintenu fermement mon bic vert en main, gageant qu'il y avait plus à retirer à faire fructifier les points forts qu'à combattre les points faibles. Intimement convaincue que rien n'était plus castrateur qu'une critique acerbe sur le premier jet d'un texte tout frais sorti de la plume et du coeur de son auteur, j'ai maintenu le cap.

Eva Kavian, qui a été avec Réjane Peigny l'une de mes deux formatrices à l'art de l'animation d'ateliers, disait de mon travail "Les gens viendront chez toi en se demandant ce que tu as encore inventé pour les faire écrire ". Elle avait aussi fait un très joli compliment à propos de mon enthousiasme, "Ariane, elle ferait écrire les pierres". Eva avait raison : mes ateliers sont "réputés" pour leur aspect ludique et pour leur capacité à déployer la créativité.

La bienveillance est attirante et féconde ; quand on la voit sourire dans les regards de ceux qui nous approchent, quand on la sent pour ainsi dire respirer autour de soi, alors le cœur s'ouvre, il s'épanche, et l'on devient éloquent pour exprimer la reconnaissance qu'elle inspire.
Citation d'Alfred Auguste Pilavoine - Pensées, mélanges et poésies (1845)

Pour que l'imagination donne le meilleur d'elle-même, elle a besoin de se sentir en sécurité. Elle a besoin de savoir que quoiqu'elle produise comme idée, il n'y aura pas de jugement. Elle a besoin de se sentir reconnue. Elle a besoin de savoir qu'elle est en terrain ami. C'est dans cet esprit que je vous propose deux ateliers animés en duo, deux ateliers où la bienveillance et la créativité seront les maîtres mots.

D'une part, il y a la plongée en monde magique avec mon amie Sandra Mpoyi. L'idée est de combiner écriture et énergie. Le prochain rendez-vous a lieu le samedi 18 novembre à Liège. Il y sera question d'écrire en fonction de l'histoire que vos chakras vous souffleront à l'oreille.

D'autre part, cela fait un moment que ça nous trotte dans la tête, ma "petite soeur" et moi vous proposons un atelier à quatre mains autour de la terre et de l'écriture. Ben Payen-Lahaye, céramiste potière, fournit - entre autres - de la vaisselle et des luminaires à des restaurants étoilés et donne des cours dans son atelier à Jauche. C'est là que nous vous attendrons au fil de quatre vendredis en 2018 (2 février, 30 mars, 4 mai et 8 juin). Tout le détail de ces journées vous sera donné dans la prochaine newsletter. Si vous souhaitez déjà réserver vos places pour un, deux, trois ou les quatre vendredis, il vous suffit de répondre à ce mail. Le tarif sera de 100€ la journée.

Ceux qui ne peuvent croire à la bienveillance n'en ont certainement pas eu eux-mêmes.
Citation de Henri-Frédéric Amiel - Journal intime, le 26 avril 1879.

Pour découvrir l'esprit des ateliers et vérifier la solidité des deux piliers que sont la bienveillance et la créativité, n'hésitez pas à venir tester nos petits déjeuners du mercredi à Bruxelles, Liège ou Charleroi. Prochaines dates: ce 8 novembre à Liège et le 15 novembre à Bruxelles et Charleroi.

Si vous préférez écrire en toute liberté sans vous déplacer, lancez-vous dans les ateliers en ligne, sachez que les prochains "Lundis au soleil" démarrent le 13 novembre.

La reconnaissance est un fruit qui ne peut être produit que par l'arbre de la bienveillance.
Citation d'Axel Oxenstiern - Réflexions et maximes (1645)

Les ateliers "Alphabet de l'écrivain""Nouvelles en tous genres""Scénario" ou "Laboratoire roman" peuvent être suivis en individuel et démarrer à tout moment, toujours au prix du collectif.

Et si d'aventure vous aviez envie de bénéficier de bienveillance, de créativité ET de critique constructive, alors n'hésitez pas à m'envoyer vos textes et nous fixerons un entretien individuel pour un coaching sur mesure et un programme de réécriture. Voilà une étape où le bic rouge s'allie au bic vert.

Bonne écriture à tous !
Ariane

samedi 9 septembre 2017

Une idée en forme de rampe de lancement

J’ai eu une idée. En fait, des idées, j’en ai plein. Elles pourraient être disciplinées et avancer vers moi par thématiques, en rangs serrés, organisées comme à l’armée et former des carrés bien rangés. Mes idées à moi, elles sont plutôt débridées. Elles me viennent de partout et à n’importe quel moment. Elles tournent autour de mon volant quand je conduis, elles s’accrochent aux lacets de mes baskets quand je sors pour marcher ou grimpent dans mon sac de courses au supermarché. Elles me frappent en plein front alors que mon vis-à-vis me raconte quelque chose de triste. Une idée de consigne pour un petit déjeuner, une idée d’atelier autour du thé, une autre à propos de la terre que l’on centre. Une idée pour dîner, une autre à propos de l’agencement d’une chambre ou de nouveaux vêtements à coudre. Plus j’ai de temps devant moi et plus les idées sont là autour qui dansent en tous sens. Et je ne vous parle même pas des assauts parfois saugrenus des milliers d’idées pour écrire mes romans.

Quand les nouvelles sont mauvaises, mes idées s’en vont. À la moindre contrariété, elles me désertent, prennent la poudre d’escampette. Cette semaine, il y a eu plusieurs annulations : des gens qui s’étaient engagés à suivre des ateliers ne pouvaient plus venir. Travaux aux mauvais endroits, lignes de transport en commun déficientes, dos récalcitrants, enfants à aller rechercher, une fête improvisée, un rendez-vous médical, des tergiversations sans fin… J’ai senti le découragement se pointer. C’est le champion pour faire fuir les idées. Pourtant cette fois-ci, je n’avais pas envie de les voir partir. Ce sont mes amies. Alors j’ai posé ces annulations sur une petite étagère dans ma tête et je leur ai demandé de se tenir tranquilles le temps que je reprenne mes esprits. J’avais besoin qu’elles n’effraient pas mes idées, j’avais besoin qu’elles ne m’empêchent pas de penser. Je n’allais pas changer le trajet des travaux ni résoudre le mal de dos. Je n’allais pas non plus modifier les horaires scolaires ou résoudre les prises de tête de la terre entière.

J’allais donner la possibilité à ceux qui ne pouvaient pas se déplacer de suivre les ateliers à distance. Une sorte d’offre de lancement. Ça été plus fort que moi : j’ai vu une rampe à laquelle était attachée la fusée Ariane. J’étais en cinquième primaire quand j’ai découvert dans le Tremplin qu’il y avait une fusée européenne qui portait mon nom. Je ne connaissais que l’histoire du fil et du labyrinthe, à l’origine du choix de mon prénom. Maman était en latin grec. Mon homonyme longiligne prenait toute la page de la revue, ce qui m’avait permis de l’observer à la dérobée… elle était pointée vers le ciel, obstinée, résolument décidée à décoller. Sans doute du même caractère trempé que celle qui voulait sauver Thésée et avait espéré l’épouser. Un décollage, ça demande beaucoup de préparations, de tests, d’adaptations, voire même parfois de réparations. C’est dans ces moments-là que les idées sont les bienvenues.

Et celle qui a frappé à la porte de mon cortex avait un petit air conquérant, un rien condescendant : « Tout le monde a accès au net à l’heure et au jour qu’il souhaite pendant que toi tu te bats avec les aléas d'un agenda papier. Pourquoi tu ne proposes pas tous tes ateliers à distance ? Tu envoies les consignes avec leur matériel – théorique et/ou pratique – et quand tu reçois en retour l’exercice réalisé, tu le commentes par mail ou par Skype. Cela fonctionnera pour l’alphabet de l’écrivainles nouvelles en tous genresl’atelier scénario ou le laboratoire roman. » – « Mais ce sont quatre cycles longs » ai–je eu le mauvais goût de contester. L’idée a levé les yeux au ciel avec un petit air exaspéré et une copine à elle est arrivée, armée d’un sourire jusqu’aux dents. « Relance tes ateliers en ligne et même des consignes depetit-déjeuner pour donner aux gens la possibilité de tester ta façon d'animer. » Une troisième idée s’est pointée, avec une casquette et des gros muscles : « Et tu le fais au prix du collectif. Tu n’as qu’à dire que c’est une offre de rentrée. Ceux qui s’inscrivent avant le 15 octobre bénéficient des tarifs collectifs pour le service individuel. »
Je me suis assise, parce que tout ce petit monde qui s’agitait là-haut, ça me donnait un peu le tournis. Il y avait justement, là sous mes doigts, un clavier relié à son ordinateur et j’ai commencé à écrire ces quelques lignes pour vous dire qu’il reste des places dans tous les ateliers. De vraies places autour d’une table avec des chaises selon un agenda qui n’a rien de virtuel. Et si le premier rendez–vous est compliqué à honorer, il est tout à fait possible de rejoindre les groupes dès le deuxième, nous veillerons à le récupérer en aparté. Vous dire aussi qu’il y a, disponible grâce à la toile, le même programme "à distance" et au même prix. Et en super promo, la formule petit-déjeuner à 25 € à distance au lieu de 30 € sur place, en guise de rampe de lancement.

Je vais pouvoir libérer celles que je pensais être de mauvaises nouvelles. Je les vois qui s’envolent  en fumée au pied de la fusée. Cette fusée qui déjà s’élève dans les airs pour vous apporter mon offre. Une offre de lancement. Je vous laisse pour appeler ma maman : je brûle de la remercier de m’avoir choisi un prénom qui permet de sortir de la plupart des situations. J’entends déjà papa derrière elle ajouter « Detoutes les situations, ma chérie ! Et tu sais pourquoi ? » – « Oui papa. Parce qu’il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions. » Et vous savez quoi ? Pour une fois, ça ne m’énervera même pas. Je réalise que cette phrase–là, pour papa, elle agit comme un mantra. Un mantra capable de chasser le découragement.

Merci pour ce petit moment de psychanalyse en votre compagnie. Je me sens vraiment mieux. Comme quoi, écrire, ça fait souvent du bien...

À bientôt,
Ariane

dimanche 20 août 2017

SAVOIR-FAIRE et FAIRE-SAVOIR


Crédit photo: Stéphanie Biteau

Nous revenions de France en voiture et la radio était sur « BLEU quelque chose ». Quand nous remontons les 1100 kilomètres qui nous séparent de la maison, je ne suis pas hyper attentive aux diverses régions traversées. Toujours est-il que l’animateur interviewait un monsieur (ne me demandez ni son nom ni sa fonction) qui disait qu’il y avait autour de lui beaucoup de savoir-faire et qu’il était très fier de contribuer à le faire savoir. Et cela a fait écho en moi comme si j’avais six ans et que j’étais toute contente d’avoir compris une blague Carambar sans que personne ne me l’explique.

Le savoir-faire, il se construit depuis 2009, une journée d’animation d’atelier d’écriture à la fois et c’est un plaisir et une passion qui ne font que grandir. Le faire-savoir quant à lui, c’est un peu ma bête noire. De bons conseils en communication et en marketing, des « tu devrais » et des « il faut », en maintenant 8 ans, j’en ai reçus assez pour écrire un manuel qui aurait pour titre « comment promouvoir vos ateliers en 10 recettes ». J’ai imprimé des petits papiers, des cartes postales, des dépliants que je suis allée déposer à gauche et à droite… Et puis, manque de temps, manque de foi, manque de respect de l’agenda – trop tôt ou trop tard – j’ai un peu laissé tomber les petits papiers.

Je ne me suis pas endormie sur mes lauriers pour autant, j’ai développé le site du Choc des Mots et puis j’ai commencé à rédiger la lettre d'information. Et chaque fois que j’ajoute quelques adresses ou que je peux appuyer sur le bouton « envoyer », c’est un moment de réel bonheur. Sans doute cette impression que je participe au faire-savoir du savoir-faire. Une amie m’a dit récemment que si l’on espérait avoir un vrai retour d’une promotion par mail, il fallait envoyer l’information 16 fois. 16 fois ? Mais c’est pour pousser les gens à se désinscrire, non ?

Je pense qu’est venu le moment de reprendre le chemin des petits papiers à distribuer. En attendant, si vous avez envie de m’aider à faire savoir ce qui se passe du côté des ateliers d’écriture du Choc des Mots, n’hésitez pas à faire suivre ce mail de rentrée à qui vous pensez pouvoir être intéressé. Car pour cette année 2017/2018, nous vous avons concocté un agenda du tonnerre et il reste quelques places.

 

Du côté des CYCLES
 
Le principe est, selon les cycles d’ateliers, de s’engager à suivre 7 ou 10 journées étalées sur le trimestre ou sur l’année. L’horaire de la journée est souvent de 9h30 à 16h30. Le prix est calculé sur une base de 60€ la journée et le paiement peut se faire en trois temps. Une journée d’absence fera l’objet d’un envoi de consignes et de matériel par Internet et d’un éventuel suivi individuel au besoin. Si l'une des propositions ci-dessous attise votre curiosité, allez donc cliquer sur le lien et vous aurez tous les détails techniques et pratiques.

Un atelier « Alphabet de l’écrivain » à Bruxelles un jeudi par mois.
Un atelier « Nouvelles en tous genres » à Bruxelles un mardi par mois à la Maison de la Francité.
Un atelier « Scénario » à suivre au gré des envies par Internet (avec retours à chaque étape).
Trois ateliers « Laboratoire roman » à Bruxelles (un lundi par mois), Liège (un jeudi par mois) et Charleroi (un vendredi par mois). Une journée d’absence peut éventuellement être suivie dans une des deux autres villes si les horaires conviennent mieux.
Un atelier « Retravail » à Chaumont-Gistoux sur 7 vendredis entre fin septembre et décembre.

  Crédit image: Sylvie Pagnot
Du côté de la RÉCRÉ
 
Ici les ateliers se suivent « à la carte ». Une date, deux dates, dix dates, tout est au choix pour se combiner au mieux avec vos envies et vos agendas.

Des « Petits déjeuners » proposés une fois par mois le mercredi matin à Bruxelles, Liège ou Charleroi (on s’inscrit jusqu’à 48 heures avant la date qui intéresse).
Des « Ateliers en ligne » sur quatre textes courts indépendants (Les lundis au soleil) ou un seul texte plus long (Les lundis sous la lune).
À la découverte de votre « Monde Magique », nos deux prochains rendez-vous sont LA POTION (16 septembre 2017) et LE VOYAGE (18 novembre)

Post Scriptum : le coaching individuel et la relecture individuelle sont là pour les projets qui demandent un suivi plus ciblé.

 
 
Le savoir-faire, je continue chaque jour de l’exercer ; le faire-savoir fait partie de mes bonnes résolutions de rentrée. Et vous, quel est le savoir-faire que vous avez envie de développer cette année et que décidez-vous de mettre en place pour y arriver ?
À bientôt,
Ariane